Statistiques des OS mobiles

Apple vient de publier les nouveaux chiffres, issus des données de l’App Store :

  • 79 % des utilisateurs sont sur iOS 10 (fin 2016)
  • 16 % sont sur iOS 9 (fin 2015)
  • 5 % sont sur une des versions antérieures

Soit 95 % de iOS 9+. Un score plutôt honorable.

Mixpanel voit des chiffres plus hauts, au-delà de l’App Store :

  • 90 % sur iOS 10
  • 8 % sur iOS 9
  • 2 % sur des versions antérieures

Soit 98 % de iOS 9+.

En parallèle, 1,2 % des utilisateurs utilisent Android 7 (fin 2016). Et 30,7 % sont sur Android 6 (fin 2015). Ce qui fait 31,9 % sur Android 6+.

Il faut remonter à Android 4.2 (fin 2012) pour passer la barre des 90 %.

Selon Mixpanel, Android 7 serait à 3 % et Android 6 à 46 %. Android 6+ serait donc à 49 % du parc.

Mieux vaut développer plutôt sur iOS 9+ et sur Android 4.2+ si vous souhaitez avoir un bon équilibre entre le nombre d’utilisateurs actifs et la stabilité de l’app.

Si vous misez sur la sécurité, optez plutôt pour iOS 10 (ATS présent depuis iOS 9 mais surtout jailbreak plus difficile donc accès au binaire limité) et Android 6.0 (l’API 23 introduit network_security_config.xml qui est un équivalent de ATS avec le pinning SSL en plus).

iOS 10 installé sur plus de 50 % des appareils iOS

Un mois après sa sortie, iOS 10 est installé sur plus de la moitié des appareils iOS.

Quels sont précisément les chiffres précis ? Que valent-ils ? Comment les interpréter ?

Cet article s’adresse avant tout aux personnes souhaitant concevoir une application iOS ou travaillant dans ce domaine.

Les chiffres

Comme toujours, Apple se montre la plus pessimiste des sources en affichant :

  • 54 % pour iOS 10
  • 38 % pour iOS 9
  • 8 % pour les versions antérieures.

De son côté, Fiksu affiche :

  • 60 % pour iOS 10
  • 34 % pour iOS 9
  • 6 % pour les versions antérieures.

Enfin, Mixpanel affiche des statistiques un peu plus optimistes :

  • 68 % pour iOS 10
  • 28 % pour iOS 9
  • 4 % pour les versions antérieures.

Ordre de grandeur

En synthèse, entre 54 et 68 % des appareils disposent de la dernière version de iOS. Soit la majorité des appareils.

Entre 92 et 96 % des appareils disposent de iOS 9 ou version ultérieure.

Entre 4 et 8 % des appareils disposent d’une version inférieure à iOS 9. Et, dans ce petit pourcentage, la moitié sont liés à iOS 8.

Interprétation

Je pars du point de vue du développeur ou de la startup qui sera soucieuse d’interpréter intelligemment ses chiffres dans sa stratégie.

Considérons, à la louche, 200 millions d’utilisateurs potentiels de l’App Store. (1 milliard d’appareils vendus, un grand taux de renouvellement : l’approximation n’est pas dénuée de sens)

200 millions. Si vous ne captez que 1 % des utilisateurs potentiels, vous avez déjà un potentiel de 2 millions d’utilisateurs.

Si en mai 2016 vous avez considéré que les 15 % d’utilisateurs iOS 8 pouvaient être sacrifiés au profit d’une app de meilleure qualité, vous avez très certainement eu raison. Aujourd’hui, ils ne représentent que 2 à 4 % des utilisateurs. En gros, à moins d’être sûr de pouvoir acquérir 22 millions d’utilisateurs en 3 mois, vous n’avez rien perdu. Par contre, vous avez gagné du temps de développement et de la qualité.

Autre paramètre à prendre en considération : obsolescence programmée oblige (joke 🙂 ), les appareils de 2011 (iPhone 4S) ont été abandonnés par Apple pour iOS 10.

Les iPhone 4S représentent 4 % des appareils iOS en circulation. Les iPhone 4 et antérieurs représentent 2 % des utilisateurs.

En d’autres termes, 98 % des appareils en circulation sont éligibles à iOS 9 ou supérieurs. 94 % des appareils en circulation sont éligibles à iOS 10.

Sur l’ensemble des appareils éligibles (98 %), 96 % utilisent iOS 9. Et ils représentent 94 % du marché total. (source Fiksu)

Si vous souhaitez atteindre 100 % du marché potentiel, vous devrez être compatible iOS 5. Mais Apple n’autorise que iOS 8 ou supérieur pour les nouvelles versions d’apps. Soit 96 à 98 % des utilisateurs accessibles. Pourquoi cette politique ? C’est pour des raisons de sécurité liée à ATS, un système introduit dans iOS 8 garantissant la sécurité des connexions au sein des apps. À partir de janvier 2017, cette politique va être renforcée afin d’inciter les développeurs à utiliser des connexions sécurisées dans leurs apps.

Conclusion

En concevant une app compatible au moins iOS 9, vous pouvez capter un marché potentiel entre 92 et 96 % d’utilisateurs (184 à 192 millions d’utilisateurs).

En visant seulement iOS 10, vous accéderez seulement à 54 % – 68 % du marché (108 à 136 millions d’utilisateurs).

Heureusement, ce sacrifice ne sera pas forcément nécessaire. En effet, si iOS 9 avait introduit des changements en profondeur côté code, iOS 10 introduit plutôt de nouvelles fonctionnalités. Vous pourrez donc faire profiter à vos utilisateurs des nouveautés iOS 10 tout en conservant la compatibilité iOS 9 sans pour autant avoir une montagne de travail de développement.

Happy ?

Bye-bye iOS 8, welcome iOS 10 !

iOS 8, qui est sorti il y a déjà 2 ans, semble bien promis à la retraite.

Selon les statistiques officielles, il ne représenterait que 9 % des appareils au 29 août. Mixpanel annonce seulement à un peu plus de 4 % à la même date.

Sur cette période, les appareils iOS 9 représentent 88 % du parc selon Apple, et un peu plus de 92 % selon Mixpanel.

Mais comment s’explique un tel écart ? Tout simplement, Apple ne comptabilise pas les versions iOS 10. Selon Mixpanel, quasiment 2 % des appareils utilisaient la version beta de iOS au 29 août. En rament les 88 % sur une base 98 au lieu de 100, on arrive à 90 % des appareils.

Les 2 % restants doivent venir des appareils iOS non présents sur l’App Store.

Peu importe, les faits sont là et c’est plutôt sympa : iOS 8, c’est fini. La version minimum de iOS est bien iOS 9.

Le 7 septembre prochain (dans 2 jours), iOS 10 devrait être annoncé par Apple pour une disponibilité courant septembre.

Si le taux d’adoption est identique aux autres versions, 24h après la sortie ce seront 30 % des appareils qui seront équipés. Et environ 60 % dans le mois.

En attendant, découvrez les nouveautés iOS 10 sur le site officiel.

Statistiques des OS mobiles avril 2016

Il est toujours utile de connaître les versions des OS mobiles en cours d’usage afin de déterminer le niveau de compatibilité (et de sécurité) des apps et sites web que l’on conçoit.

Avec iOS 9 (fin 2015) et Android 4.2 (fin 2012), vous pourrez atteindre 80 % du marché.

Avec iOS 8 (fin 2014) et Android 4.1 (mi-2012), vous pourrez atteindre 90 % du marché.

Le détail dans la suite de l’article.

IOS

Les dernières versions de iOS sont iOS 8 (fin 2014) et iOS 9 (fin 2015)

Les derniers chiffres officiels annoncent ceci :

  • 84 % pour iOS 9 (+ 5 % en 40 jours)
  • 11 % pour iOS 8 (- 5 % en 40 jours)
  • 5 % pour les autres versions (stable depuis plusieurs années)

La version permettant d’atteindre plus de 80 % du marché est iOS 9 (84 %).

La version permettant d’atteindre plus de 90 % du marché est iOS 8 (95 %).

Android

Les dernières version de Android sont Android 5 Lollipop (fin 2014) et Android 6 Marshmallow (fin 2015).

Les derniers chiffres officiels annoncent ceci :

  • 4,6 % pour Android 6 (+ 3,9 % en 4 mois)
  • 35,8 % pour Android 5 (+  3,2 % en 4 mois)
  • 59,6 % pour les autres versions (- 7,1 % en 4 mois)

La version permettant d’atteindre plus de 80 % du marché est Android 4.2 Jelly Bean (sortie fin 2012, 87,3 % du parc).

La version permettant d’atteindre plus de 90 % du marché est Android 4.1 Jelly Bean (sortie mi-2012, 95,1 % du parc).

L’évolution du web : 2015-2016 (statistiques et prospective)

Il est toujours bon d’avoir en tête les statistiques d’usage des différents navigateurs web afin d’exploiter au mieux les technologies disponibles.

Cette synthèse s’appuie sur un échantillon de plusieurs dizaines de milliers utilisateurs sur le 4ème trimestre 2015.

Le site en question étant responsive, les plateformes ciblées sont aussi bien ordinateur que tablette ou mobile.

Le site en question est destiné à un public français.

ORdinateur, tablette, mobile ?

69 % des utilisateurs sont sur un ordinateur de bureau, 17,5 % sur mobile et 13,5 % sur tablette.

Ignorez le mobile et la tablette : vous perdrez 1/3 des utilisateurs. Sans parler des conséquences en termes de référencement.

Les navigateurs web

Ces statistiques s’appuient sur l’ensemble des navigateurs, toute plateforme confondue.

Chrome reste le favori, avec 32,8 % des parts de marché.

Il est suivi par Firefox, à 23,4 %. Puis Safari, notamment grâce à sa version mobile, qui est à 19,75 % des parts. Internet Explorer est – toutes versions confondues – à 16,14 %. Suivi par son successeur Edge, navigateur par défaut de Windows 10, qui s’octroie seulement 3,6 % du marché. Le reste (~ 5 %) est réparti entre Opera, quelques navigateurs Android natifs et autres appareils spécifiques.

Le cas Internet Explorer

Après la déclaration officielle de désuétude de Windows XP (et donc Internet Explorer 8) depuis le 8 avril 2014, Microsoft a récemment renforcé sa démarche de modernisation en n’assurant plus le support des versions inférieures à la version 11 de son navigateur historique Internet Explorer à partir du 12 janvier 2016.

La réaction des utilisateurs ne s’est pas faite attendre.

Parmi l’ensemble des utilisateurs d’Internet Explorer, seuls 16,5 % utilisent une version obsolète. Ramené à l’ensemble des navigateurs, cela représente seulement 2,7 % des utilisateurs.

Côté mobile et tablette

Les 3 systèmes les plus populaires sont iOS, Android et Windows.

Si iOS (47,2 %) et Android (47 %) sont au coude à coude, Windows reste en retrait avec seulement 5 % du marché. Blackberry et les autres ne sont plus représentatifs.

iOS

Sur l’ensemble des versions de iOS, les 3 dernières sont les plus représentées.

iOS 9 en représente 66,3 %, iOS 8 est à 16,9 % et iOS 7 à 12,3 %. Les 4,5 % restants sont partagés par iOS 6 et les versions inférieures.

En visant iOS 7 et supérieurs, on atteint 95,5 % des utilisateurs iOS.

Android

Pour Android, les choses sont un peu différentes.

La dernière version du système (6) est peu représentée à 1,2 % des parts. L’avant-dernière version (5) commence à émerger à 37 %. La version la plus représentée est la version 4 à 60 % des installations.

Sur cette version 4, les différentes déclinaisons se partagent ainsi les parts de marché du système : la 4.0 n’est pas très représentative (2 %), la 4.1 est plus présente (12 %), la version 4.2 est à 7 %, la 4.3 à 4 % et la 4.4 à 35 %.

En conclusion, en visant Android 4.1 et supérieurs, on peut atteindre 95 % des utilisateurs Android.

Les technologies de 2016

En conclusion, les navigateurs les plus utilisés sont ceux de Android 4.1 et iOS 7 ainsi que les navigateurs de type Internet Explorer 11 et supérieurs.

HTML5

Voici une synthèse des possibilités des différents navigateurs : https://html5test.com/compare/browser/chrome-44/firefox-40/ie-11/android-4.0/ios-7.0.html .

Le HTML5 est donc particulièrement bien supporté. Notamment tout ce qui concerne :

  • la gélocalisation,
  • la vidéo (H264 de préférence),
  • l’audio (MP3 de préférence),
  • les canvas 2D,
  • le PNG pour les images avec transparence,
  • le format SVG pour les visuels vectoriels,
  • le WebGL sur ordinateurs de bureau,
  • l’envoi de fichiers côté Javascript,
  • la communication via WebSocket,
  • le copier-coller dans les navigateurs de bureau,
  • CORS,
  • le cache dans les applications,
  • le stockage local de données par système de « clé-valeur »,
  • les bases de données locales sur ordinateurs de bureau,
  • la gestion des données binaires et des fichiers.

CSS3

Le support des composants HTML est une chose. Le support des éléments de style en est une autre.

Là-dessus, les choses se présentent encore mieux. On pourra maintenant utiliser les propriétés suivantes :

  • align-*
  • border-image-*
  • flex-*
  • justify-content
  • order
  • transform-style
  • etc.

Javascript

La technologie Javascript a déjà connu une première révolution avec son arrivée sur les serveurs grâce à Node et Express.

Les performances du Javascript sont aujourd’hui telles qu’il faut maintenant en combler le principale défaut : la standardisation et la fiabilité.

Le travail est en cours grâce aux standards ECMAScript et TypeScript, qui permettent une évolution en douceur.

A cela s’ajoutent des technologies de plus en plus performantes, telles que asm.js qui permet d’obtenir des performances impressionnantes.

Cette technologie évolue très vite, et cette évolution pourrait bien s’accélérer encore en 2016. Au sein des navigateurs web comme ailleurs.

Impact sur les frameworks

Chaque frameworks va pouvoir profiter d’un allègement. En particulier en se déchargeant de bibliothèques externes – telles que jQuery – dont l’intérêt pour le framework n’est plus justifié. Mais également en allégeant le code par la suppression du code supplémentaire lié aux navigateurs obsolètes.

De plus, de nombreux frameworks se standardisent en utilisant des langages tels que TypeScript qui permettent d’avoir un code Javascript plus fiable et plus performant.

Parmi ceux qui en tirent les bénéfices des nouveaux navigateurs, on peut citer :

  • Angular 2.0, standardisé grâce au TypeScript, qui lui permet une compatibilité IE9 et supérieurs, IE11 et supérieurs très rapidement, puis Edge et autres navigateurs Evergreen à terme,
  • Bootstrap 4, compatible IE9 et supérieurs, standardisé grâce à ECMAScript 6 (similaire dans les grandes lignes à TypeScript)
  • jQuery 3, compatible IE9 et supérieurs, pourra obtenir un allègement important, bien que son usage devienne de moins en moins justifié, si ce n’est pour les animations.

Les tendances

Avec des moteurs Javascript performants et une compatibilité étendue, il est clair que la face du web va encore changer.

Les serveurs web vont pouvoir se libérer d’une partie de leurs tâches en profitant des capacités des navigateurs web.

Les graphistes et autres concepteurs d’interface vont enfin pouvoir montrer au monde le vrai visage de leurs créations grâce au SVG qui leur permet d’afficher des contenus de qualité, sans pixels grossiers, tout en permettant une légèreté optimale.

La 3D sur le web va enfin pouvoir devenir une réalité, grâce au support du WebGL. Une technologie également supportée par les principaux moteurs de jeu vidéo, dont le fameux Unity.

Un point sur les parts de marchés des smartphones

Un marché n’est jamais réellement figé mais donne une tendance.

Android en net recul

Google n’a plus vraiment le monopole du low-cost, notamment avec le déploiement massif des smartphones Lumia, à moins de 100 €, qui supporteront la mise à Windows 10.

Le géant du web doit se refaire une santé s’il veut rester leader. Il représente malgré tout 70 % des ventes de smartphone. Un peu moins pour les applications mobiles.

Ceci est également dû au fait que, malgré l’évolution de son système, Android dispose d’un écosystème très diversifié, avec d’anciennes versions du système toujours présentes. La conséquence : les développeurs ne peuvent pas intégrer les nouvelles fonctionnalités au sein de leurs applications, face au risque de perdre de grosses parts de marché rapidement.

IOS est stable

Apple a probablement récupéré quelques parts de marchés qu’elle avait perdu il y a quelques années. Mais cela reste encore une évolution assez peu significative.

Les parts de marché au niveau des ventes restent entre 15 et 20 %, un peu plus en termes de distribution d’applications mobiles.

Windows en forte progression

Alors qu’il était encore à 5 % des parts de marchés l’an dernier, le système de Microsoft profite de la mise en avant du low cost. Les smartphones Windows se sont vendus au point de représenter aujourd’hui quasiment 15 % du parc. Un chiffre en progression constante.

Cette progression pourrait s’accentuer en fin d’année avec l’arrivée des fêtes et la sortie, en parallèle, de Windows 10 mobile. La mise à jour concernera la majorité des appareils disponibles sur le marché.

Tendance

Ceci n’est qu’une estimation, le marché peut changer à la sortie d’un appareil qui change la donne.

Mais la tendance générale est la suivante :

  • recul des smartphones Android
  • progression légère pour iOS
  • forte progression pour Windows.

Il se peut que Google tombe rapidement, en 2016, à 60 % des parts de marché. Suivi de iOS, qui serait autour de 20%. Et Windows, qui pourrait progresser jusqu’à 20 %.

En termes de parts de marché des applications mobiles, Android pourrait bien tomber à 45 %, au profit de iOS (35%) et Windows (30%).

Cette tendance est d’autant plus probable que le système d’applications universelles Windows 10 permettra de disposer d’une même application pour l’ordinateur, la tablette, le smartphone et/ou même la XBox One.

L’actuel succès de Windows 10 sur les ordinateurs confirme cette tendance.

En parallèle, les leaders historiques (Android et iOS) sont face à une certaine stagnation.

Encore une fois, rien n’est joué : un nouveau produit ou une nouvelle fonctionnalité chez Google et/ou Apple peut tout à fait retourner la situation. Cependant, rien ne va en ce sens aujourd’hui.

Cette tendance s’est confirmée sur les statistiques observées sur les applications iOS, Android et Windows conçues par Morin Innovation. 

L’année 2016 s’annonce riche en rebondissements. Et c’est tant mieux.