Concevoir une app pour iOS, watchOS, tvOS et OS X

Ces dernières années, Apple n’a eu de cesse de favoriser la mise en commun du code au coeur des applications.

Que ce soit le code de traitement des données (base de données, services web) ou le code permettant l’affichage de contenu : quasiment tout est transposable sur chacune des plateformes Apple.

Une base commune

Que ce soit OS X, iOS, tvOS ou watchOS, les plateformes majeures de chez Apple partagent le même socle technique. Toutes reposent sur BSD, un système Unix open-source.

Mais ce n’est pas tout : la très grandes majorités des bibliothèques qui gèrent l’affichage, les bases de données, le multi-tâches, et autres sont communes.

Seules quelques spécificités historiques font que la différence est plus importante entre iOS et OS X. Par exemple, OS X utilisera les « NSView » alors que le même type de composant iOS s’appellera « UIView ». Et pourtant, les mécaniques d’utilisation sont malgré tout assez proches.

Même les langages sont communs : Swift, Objective-C, C, C++.

Quelques spécificités

Les principales différences se trouvent au niveau de l’interactivité et de l’ergonomie :

  • sur ordinateur, on est face à une machine avec souris / pavé tactile + clavier physique
  • sur tablette, on interagit directement sur le contenu, sur un écran tactile tenu à deux mains
  • sur smartphone, on interagit souvent d’une seule main, de manière ponctuelle, sur un écran tactile – et avec plusieurs niveau de tapotement
  • sur la montre, on interagit un peu via écran tactile, mais surtout avec la molette latérale afin de voir le contenu- et avec plusieurs niveau de tapotement
  • sur TV, on interagit à distance via une télécommande tactile, on n’a pas forcément un angle de vue idéal, on est souvent plusieurs.

Ensuite, les autres spécificités dépendent des capacités de l’appareil.

L’exemple « Apple » : la suite bureautique

Que ce soit Pages, Numbers ou Keynote, les 3 produits phares de la suite bureautique Apple partagent en grande partie le même code source : de mémoire, c’est de l’ordre de 70 % de code en commun.

Pourtant, la suite est disponible sur iPhone, iPad et Mac !

L’EXEMPLE « Morin Innovation »

Pour une application réalisée dans un cadre associatif, j’ai pu tester ces différents aspects.

L’application conçue sur iPhone a l’origine s’est facilement adaptée à l’iPad : il suffit d’ajuster l’ergonomie.

De la même manière, les extensions « Aujourd’hui » et les notifications sur la Watch se font via un partage de code avec l’application principale.

Et, pour la version Apple TV (tvOS), je n’ai pas eu grand chose à adapter si ce n’est l’ergonomie. Mais la plupart des composants sont réutilisables.

La partie la plus technique et la plus complexe : à savoir la récupération des données sur les différents services web, le stockage des données en cache, le chargement des miniatures et même la lecture vidéo utilisent un code commun.

En quelques heures, on peut adapter une application simpliste tout en respectant parfaitement les guidelines de chaque OS.

Conclusion

L’expérience multi-plateformes Apple est un vrai succès. Le code est systématiquement stable et optimisé, ce qui garantie une bonne qualité sans compromis.

D’autant que l’app iOS et l’app tvOS partagent un même identifiant App Store, ce qui enrichit l’universalité de l’expérience.

Il manque juste une intégration plus poussée du système OS X : une nomenclature plus proche de iOS, un identifiant App Store unique et ce serait une plateforme de rêve.

Microsoft suit également cette même voie, avec son nouveau système Windows 10, qui profite des mêmes avantages.

Seul Google est à la traîne de ce côté-là, à des années-lumières de l’uniformité et de la cohérence entre les plateformes : mais peut-être aura-t-on une heureuse surprise dans les mois qui viennent ?

Apple et Microsoft : le retour des titans

Les plus jeunes d’entre nous se souviennent de l’époque où Apple et Microsoft régnaient en maître dans l’univers de l’informatique.

Puis, l’informatique a évolué, avec l’arrivée d’Internet et des mobiles. De nouveaux acteurs ont émergé, dont Google, Facebook, Twitter, Linkedin et les autres géants du web.

Chacun a du adapter sa stratégie. Il y a d’abord eu une scission, puis des rapprochements, mais surtout d’importantes évolutions.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le socle historique : l’ordinateur

Les deux géants se sont lancé dans l’aventure informatique plus ou moins au même moment. Chacun présentant ses atouts.

Puis, petit à petit, les systèmes de chacun se sont réunis. Windows 10 a gagné en stabilité et en esthétisme. Microsoft a maintenant ses propres modèles de PC (Surface Book, cousin du MacBook).

Les 2 systèmes sont au coude à coude, leurs principales différences étant plus liées aux goûts de l’utilisateur qu’à une différence qualitative.

De son côté, l’autre géant – Google – n’a jamais réussi à convaincre. Que ce soit avec ses PC Android ou bien ses ChromeBook sous ChromeOS.

Aujourd’hui, un Mac peut disposer d’une suite Office à jour et de qualité. Le PC permet d’aller sur le web en toute sécurité. Chacun des acteurs majeurs a compensé ses faiblesses alors que Google s’entêtait avec sa suite bureautique en ligne qui fait pâle figure à côté des versions de bureau des suites iWork et Office. D’autant que ces deux suites bureautiques sont également disponibles en version connectée avec un niveau de qualité non négligeable.

Si Google reste historiquement le roi du web, la partie est mal engagée dans le domaine de l’ordinateur personnel.

Le cloud au quotidien

Alors que Google a avancé dans une expérience 100% connectée, mais faite de compromis faute d’intégration au système d’exploitation, Apple et Microsoft on su avancer vers des solutions cloud aujourd’hui bien abouties.

Côté Microsoft, on peut synchroniser ses données via One Drive, synchroniser ses informations en se connectant avec son compte en ligne sur son PC, télécharger la suite Office, travailler en ligne, etc. L’expérience en ligne Microsoft est aujourd’hui une réalité.

Côté Apple, tout est synchronisé via iCloud : données, contacts, sauvegardes, photos.

Sans parler de l’aspect sécurité, que l’un et l’autre ont su mettre en avant grâce à leurs systèmes respectifs.

Les appareils mobiles

Avec un discours marketing autour de l’open-source et grâce à la promesse du gratuit pour tous, Google a su inonder le marché du mobile grâce à son système Android. Les données utilisateurs et la publicité étant le gagne-pain de Google (comme tout entreprise, Google doit trouver du profit quelque-part), chacun y a trouvé son compte.

De son côté, Apple est resté sur un positionnement haut de gamme, préférant gagner de l’argent avec ses produits et services payants tout en garantissant la sécurité des informations personnelles.

Microsoft, de son côté, est arrivé tardivement sur ce marché, avec un positionnement similaire à celui d’Apple : privilégier produits et services plutôt que revenus publicitaires.

La TV

Toujours avec la même stratégie marketing, Google a inondé le marché de la TV avec Android TV et Chromecast. Deux produits permettant de profiter de services Google sur la TV.

Apple, de son côté, a produit et vendu (avec des bénéfices) l’Apple TV. Depuis 2015, le côté services s’est développé avec l’intégration d’un App Store dans l’Apple TV permettant de profiter d’applications et jeux.

Dans ce domaine, Microsoft a particulièrement bien réussi avec la XBox, qui permet de profiter de produits et services au sein d’une console de jeu qui fait également office de hub multimédia.

Les bracelets et montres connectés

Que ce soit le Band de Microsoft, les multiples modèles Android ou la Watch d’Apple, chacun tente d’investir ce marché émergeant, qui commencera probablement à décoller à partir de 2017, en suivant le cycle classique de l’adoption par les consommateurs.

Encore une fois, Microsoft et Apple ont choisi l’uniformité et l’intégration matériel – logiciel alors que Google préfère la diversification.

L’embarqué

Microsoft et Google ont chacun leur version de système pour le matériel embarqué, que ce soit Android ou Windows 10.

Ce type de matériel est bien loin du quotidien du grand public. Même si on peut voir l’importance pour les professionnels.

La réalité augmentée / réalité virtuelle

Microsoft a HoloLens, son casque fonctionnant sous Windows 10. Le casque Oculus est également supporté par Microsoft, notamment couplé à la XBox One.

En mettant à part le Cardboard, qui est un gadget multi-OS, Google travaille sur un casque de réalité virtuelle, probablement sous Android.

A l’instar d’Apple qui travaillerait sur la réalité augmentée. Probablement à partir d’une version dérivée de son système iOS.

La force de Microsoft et Apple

Microsoft possède quelques atouts majeurs qui les mettent aujourd’hui en position de leaders.

Un socle technique unifié et solide

Le système Google (Android) est présent un peu partout, dans de multiples versions, différentes selon l’air du temps et selon le constructeur. Sachant qu’il y a plusieurs dizaines de milliers de modèles Android, c’est un véritable calvaire de concevoir une application fonctionnelle. D’autant que le système n’est pas disponible sur PC.

A contrario, les systèmes Apple et Microsoft sont disponibles sur mobile, tablette, ordinateur, TV, montre/bracelet connecté(e) et sur le web.

En effet, Windows 10 est disponible sur toutes ces plateformes.

De son côté, même si les noms sont différents, le socle technique des applications Apple est le même, que ce soit sur OS X, iOS, tvOS ou watchOS.

A titre d’exemple, les différentes versions de la suite bureautique d’Apple ont 75 % du code en commun. Et Windows 10 permet le même type de prouesse.

Autant dire : c’est un atout de taille pour un éditeur de logiciel. D’autant que ces deux plateformes ne souffrent pas d’une disparité de versions. C’est la garantie que l’application développée fonctionne comme on l’a défini quelque soit l’appareil utilisé.

Sans parler du fait qu’on a plus de chance de générer du revenu sur ces plateformes, leurs utilisateurs étant naturellement enclin à payer les produits et services qu’ils utilisent.

Une expérience connectée ultime

Alors que Google est naturellement consigné au web et au mobile, l’expérience Microsoft / Apple peut se faire à tous les niveaux, que l’on soit connecté ou non.

On peut lancer le traitement de texte Word sur un mobile Windows 10 et continuer son travail sur PC.

A l’identique, on peut répondre aux SMS (ou prendre des appels) sur Mac, continuer un email, etc.

On peut lire une vidéo sans fil de son Mac / iPhone sur l’Apple TV. Et on peut jouer à sa XBox One sur son PC Windows 10.

On retrouve également les achats d’applications, films, et autres sur les différentes plateformes.

On s’identifie sur son PC avec le même compte Microsoft que celui du mobile ou de la XBox. Et on fait la même chose sur Mac, iPhone ou autre iDevice.

Pas besoin de télécharger un quelconque outil externe. Tout fonctionne en parfaite osmose avec le système d’exploitation.

Au delà d’être pratique, le cloud devient simple et naturel.

D’autant que les applications elle-même profitent de ces atouts. Les préférences et réglages de chaque application peuvent passer d’une plateforme à l’autre sans avoir à configurer ou tripatouiller quoi que ce soit.

En misant sur la qualité, Microsoft et Apple sont en train de se partager le futur marché de l’informatique, en se finançant majoritairement au travers de l’économie réelle : le consommateur achète produits et services.

La cohabitation des 2 géants

Alors que Google s’est isolé d’Apple en tentant de copier l’iPhone à sa sortie et s’est isolé de Microsoft en prônant haut et fort en être l’opposé, les 2 géants historiques ont su se rapprocher.

iCloud est plutôt bien intégré à Windows, la suite Office et les différents produits Microsoft (Skype, One Note, One Drive) ont trouvé leur place sur iOS et OS X grâce à une intégration de qualité.

De fait, les 2 plateformes ne sont pas exclusives et peuvent très bien se compléter. Un atout où chacun trouvera son compte.

La fin de Google ? Pas sur le web

Même si Google Apps est également progressivement effacé du milieu pro au profit de Microsoft Office 365, et même si beaucoup d’utilisateurs Android s’orientent maintenant vers Microsoft et Apple, Google reste leader dans son domaine de prédilection : le marketing web.

Tant que le web sera financé par la publicité, Google vivra très bien. Et, a priori, ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Apple, meilleur atout sur mobile

Morin Innovation a commencé le développement mobile fin 2008 sur Nokia puis sur iPhone 3GS. L’entreprise s’appelait alors Kaeli Soft. L’App Store ouvrait juste ses portes. Les délais de validation étaient de 2 mois.

Bref, Apple essuyait les plâtres.

Rapide historique

À cette époque, peu d’utilisateurs étaient équipés de smartphone. Investir dans un smartphone à 500 € semblait être une folie. L’ordinateur personnel faisait pareil et il avait un vrai clavier. Chacun utilisait son téléphone pour téléphoner et son ordinateur pour surfer.

En 2009-2010, j’ai rencontré mon premier vrai succès sur l’App Store pour un de mes clients : 1er sur l’App Store avec plusieurs milliers de téléchargements par jour. À l’époque, c’était énorme.

Au-delà du nom du client, ce qui faisait le succès d’une app était le respect des guidelines Apple. Car la société américaine, qui était encore vouée à l’échec pour les sceptiques les plus téméraires, faisait un travail essentiel pour les développeurs et designers.

En effet, c’était la première fois qu’une société expliquait comment concevoir une application pour qu’elle s’intègre parfaitement dans le matériel, le design du matériel, le design du système et au sein du système. Toute cette mise en musique était orchestré aussi bien au niveau design qu’au niveau technique. L’expérience utilisateur était centrale. Une richesse toujours inégalée aujourd’hui et toujours aussi fascinante.

La suite de l’aventure

Nouvel échec programmé d’Apple : l’iPad. Quelques millions sont tout de même partis.

Le pari était encore plus audacieux qu’avec l’iPhone. En termes d’ergonomie et d’usage, les codes étaient vraiment cassés. La technologie pouvait enfin servir correctement l’homme.

Car c’est bien là-dessus qu’est basé toute la conception de chez Apple. Une technologie doit être vraiment mature avant d’être sur le marché.

L’arrivée des concurrents

Android

Le premier Android est sorti avec un concept génial : une copie de l’interface d’Apple, gérée avec un clavier comme sur Nokia. Un mélange des genres surprenant. Reposant sur la technologie Java du Blackberry et un système Linux probablement pour la facilité d’adaptation.

Google a donc ensuite racheté le smartphone « Frankenstein » pour en faire une copie plus conforme, avec une interface tactile.

En proposant des smartphones à prix cassé en contre-partie de quelques infos personnelles prises ici et là (rien n’est gratuit) et en utilisant une image de rebelle (notre système est ouvert, etc), Google a réussi à s’octroyer la moitié des parts de marché, puis a dépassé Apple sur les ventes. La force du low-cost.

Windows

Après quelques versions assez peu stables du système et après avoir racheté la section mobile de Nokia, Microsoft a réussi à mettre au point un smartphone assez correct avec son Windows Phone 8.

L’ergonomie est unique, basée sur un système de tuiles. Tout en restant assez cohérent au niveau de l’éco-système.

Avec finalement assez peu de parts de marché, Microsoft réussit à rester dans la course tout en restant respectueux des utilisateurs, aussi bien en termes d’expérience utilisateur que de confidentialité, ce qui est tout à son honneur.

Le monde mobile aujourd’hui

Les technologies deviennent convergentes :

  • le web est uniformisé et adapté aux terminaux mobiles
  • les interfaces des applications sont de plus en plus adaptées
  • les applications peuvent maintenant passer du smartphone à l’ordinateur ou la tablette instantanément
  • les réseaux terrestres et mobiles sont de plus en plus performants (Fibre, 4G)
  • les appareils sont très performants
  • les appareils connectés (montres, etc) sont de plus en plus répandus grâce aux évolutions technologiques
  • les assistants virtuels sont disponibles sur les 3 plateformes majeurs (Siri, Now et Cortana)
  • la mobilité fait partie du quotidien.

Google

L’univers Google s’est enrichi en gardant une diversité pesante, chaque constructeur faisant lui-même sa petite cuisine.

On trouve donc des smartphones Android un peu partout, des montres connectées, des TV intégrant Android, des Chromecast, des tablettes Android. Des Android partout, en pagaille.

Un système toujours aussi décousu, qui cherche une certaine uniformité dans son design malgré tout grâce à quelques recommandations faites aux développeurs et designers. Mais, objectivement, c’est un peu compliqué vu la diversité des terminaux.

Des terminaux vendus une centaine d’euros, déjà dépassés à leur sortie et ne pouvant que rarement évoluer. C’est une tromperie pour l’utilisateur qui doit remettre la main à la poche pour rester « presque » dans la course. A moins de vraiment acheter du haut de gamme.

Google excelle sur le web et les innovations « geeks ». Pour le reste, ils ne sont clairement pas à leur place.

Apple

Bien qu’en deuxième position sur le volume, la société californienne reste la plus grosse entreprise du monde.

Les applications sont globalement de bonne qualité et vieillissent bien. Les appareils ne subissent pas l’obsolescence programmée : l’iPhone 4S sorti en 2011 vient de recevoir il y a quelques jours une mise à jour lui permettant d’être non seulement utilisable avec les dernières applications mais également de gagner en performances. On appelle ça un bon investissement.

Les utilisateurs sont majoritairement fidèles à la marque. D’ailleurs, une bonne partie de ceux qui étaient partis sur Android reviennent chez Apple. C’est significatif.

L’iPad continue de ravir ceux qui veulent un écran confortable sans avoir à prendre un appareil utilisé généralement pour le travail.

Le Mac vieillit bien aussi et continue d’évoluer.

La Watch arrive sur un nouveau marché. Elle se positionne en leader absolu, avec plusieurs millions de ventes. Ce qui est plutôt bon pour un produit encore très récent, que les utilisateurs ont encore du mal à s’approprier. Et pourtant, tellement utile au quotidien, quand on ne veut pas sortir son smartphone devant l’assemblée (discrétion oblige), quand on veut exécuter une action facile et rapide (répondre à un SMS, noter un RDV via Siri, répondre sur Skype, confirmer un rappel etc) ou bien si on veut un suivi sport / santé de qualité avec des capteurs plutôt fiables.

L’autre technologie qui renait de ses cendres est l’Apple TV. Ce produit a toujours été un hobby chez Apple. Sauf depuis la dernière version, qui intègre un App Store.

Tous ces appareils fonctionnent de concert : les SMS sont reçus et émis sur l’iPhone, la Watch ou le Mac ; une vidéo – Youtube ou autre – peut être lue sur Mac, iPhone ou Apple TV en toute continuité ; un appel peut être reçu sur le Mac et continuer ensuite sur iPhone sans couper la communication ; on peut répondre à un appel sur iPad ; les documents passent en bluetooth d’un appareil à l’autre sans soucis.

L’écosystème est complet tout en ayant une expérience et une ergonomie cohérente. Un utilisateur d’iPhone n’aura pas à apprendre à utiliser un iPad ou une Watch. C’est naturel.

Microsoft

Le concurrent historique d’Apple a fait un gros travail avec Windows 10. Cette technologie se retrouve sur PC, mais aussi sur XBox One, sur smartphone, sur tablette, sur Raspberry Pi 2, etc. L’expérience utilisateur a été enrichie et est cohérente.

Microsoft conçoit maintenant son propre matériel. On connaissait la tablette Surface, le bracelet Band et la console XBox. On a maintenant le SurfaceBook (concurrent du Macbook) et – a priori – prochainement un « SurfacePhone ». Sans oublier la technologie hologrammes (réalité augmentée diront certains) avec Hololens, fonctionnant également avec Windows 10.

Microsoft pourrait donc surprendre fin 2016 – début 2017.

Et pour les applications ?

Une récente étude a montré qu’il y avait deux fois plus de téléchargements sur Google Play (Android, Google) que sur l’App Store (iOS, Apple). Cette même étude a également montré que les revenus sur App Store était quasiment deux fois supérieurs à ceux de Google Play.

La conclusion est que les utilisateurs Android ne considèrent pas les applications comme un véritable outil, nécessitant d’être acheté comme tout produit. Ce qui peut se comprendre : quand on choisit le low-cost, acheter une application 1 ou 2 € peut être un budget. Et on sait bien que graphiste ou développeur, ce ne sont pas des vrais métiers : pas besoin de rémunérer ces gens. C’est aussi pour ça que les applications gratuites contiennent des pubs : c’est un financement sur la vie privée des utilisateurs. Mais, malgré tout, a priori ça ne suffit pas. D’où la qualité souvent inférieure.

Côté conception, une application de qualité équivalente à une application iOS sur Android coûte généralement au moins deux fois plus cher du fait de la diversité des appareils et l’aspect un peu « bricolé » des outils de développement. Sans garantir une expérience optimale.

Si cette application est réalisée par une agence, soit elle vous facture deux fois plus, soit elle se serre la ceinture, soit elle fait quelque-chose de moindre qualité.

Exception faite pour les jeux vidéos : les technologies comme Unity permettent d’utiliser un même code pour plusieurs plateformes. Etant donné que l’intégration au système n’est pas la priorité pour un jeu vidéo, c’est plutôt légitime.

A contrario, iOS continue tranquillement sa progression. Les optimisations techniques permettent de garder les appareils de plus en plus longtemps dans la course. Surtout depuis qu’Apple conçoit ses propres puces. L’ergonomie s’affine de plus en plus. La convergence des technologies est au rendez-vous. La Watch se démocratise petit à petit du fait des bons retours : il lui manque juste les applications la rendant indispensable. Il n’y a cependant aucun empressement côté Apple : la technologie doit avant tout être maîtrisée et comprise par les concepteurs, à l’instar de ce que l’iPhone a vécu avant sa démocratisation. Une petite mise en garde sur les technologies web : Apple est encore dans la course, mais des améliorations de son navigateur seraient un plus.

Côté Microsoft, le succès de Windows 10 sur PC est au RDV. C’est un excellent produit. Les outils de conception sont cohérents, à l’instar de ce que propose Apple. L’expérience utilisateur n’est pas aussi centrale, mais elle est prise en considération. Windows 10 se met doucement en place. Office 365 rafle la mise un peu partout avec un excellent produit.

Quoi de neuf pour le futur ?

Ceci est une prédiction hasardeuse, à prendre avec des pincettes.

Google va continuer de vendre ses appareils low-cost sans pour autant réussir à uniformiser l’expérience : c’est mécanique. Son côté société « geek » va se renforcer, au détriment du commun des mortels. Mais au bénéfice des technophiles.

Apple va continuer d’évoluer sereinement. Ses systèmes (iOS, watchOS, tvOS, OS X) sont plutôt stables et performants. On pourrait bien voir un enrichissement de l’expérience utilisant les technologies actuelles les plus récentes, notamment 3D Touch.

Microsoft peut se démarquer auprès d’un public professionnel exigeant, notamment grâce à son offre Office 365 qui mets en musique toutes les plateformes, y compris les plateformes concurrentes (Mac, iOS, Android).

On va encore bien s’amuser en 2016 !

RVM (Ruby) + Homebrew sur OS X El Capitan

Vous venez d’installer OS X El Capitan sur votre Mac.

Comme chaque année, il faut faire une installation « propre » de Homebrew et RVM. Mais voilà, des soucis liés au SSL empêchent le bon fonctionnement de l’ensemble.

Ce que vous avez fait

Vous avez désinstallé Homebrew + RVM avant de mettre à jour votre système.

rvm implode
ruby -e "$(curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Homebrew/install/master/uninstall)"

Puis vous avez réinstallé le tout.

ruby -e "$(curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Homebrew/install/master/install)"
gpg --keyserver hkp://keys.gnupg.net --recv-keys 409B6B1796C275462A1703113804BB82D39DC0E3
\curl -sSL https://get.rvm.io | bash -s stable

Ce qui a posé problème

Votre installation a bien fonctionné.

Mais, soudain, en pleine exécution de code Ruby, s’affiche un message incompréhensible.

SSL_connect returned=1 errno=0 state=SSLv3 read server certificate B: certificate verify failed (OpenSSL::SSL::SSLError)

Que s’est-il passé ?

Par défaut, RVM va chercher les binaires adaptés à votre système, de sorte à accélérer l’installation.

Seulement, la « mauvaise » version de OpenSSL est utilisée. Votre installation n’est plus cohérente.

Quelle est la solution ?

La seule solution est de faire en sorte que Ruby soit systématiquement installé via une compilation.

Soit vous utilisez l’option –disable-binary à l’installation.

rvm install ruby-2.2.3 --disable-binary

Soit vous définissez cette option par défaut dans le fichier .rvmrc :

export rvm_disable_binary_flag=1

En espérant vous avoir sorti d’une bonne galère 😉

Protégez et sauvegardez votre ordinateur

Vous avez un bel ordinateur avec plein de documents précieux.

Vous repoussez sans cesse l’échéance de la mise à jour, vous disant que vous avez le temps. Et un jour, c’est le drame : l’ordinateur tombe en panne, ou bien il est perdu / volé. Bref : des années de travail anéanties pour quelques négligences.

Cet article est fait pour vous prémunir, sans vous casser la tête, d’une situation désastreuse.

Je considère que vous utilisez Windows 10 ou OS X 10 (Yosemite) minimum.

Protéger l’accès à votre réseau

Tout commence par là : si votre ordinateur possède des portes ouvertes vers le réseau (partage de fichiers par exemple) et si votre réseau (notamment en WiFi) n’est pas spécialement protégé, tout le monde peut accéder à vos données.

Protéger l’accès à votre ordinateur

La protection de l’accès à votre ordinateur permet d’éviter qu’un individu puisse ouvrir une session sur votre ordinateur.

Tout accès à vos données nécessitera déjà un peu de technicité.

Windows

Utilisez votre compte Microsoft pour vous identifier. Cela permet de lier vos données et faciliter la configuration. L’idéal est d’utiliser l’authentification à 2 facteurs : en cas de blocage, votre smartphone sera nécessaire pour débloquer votre ordinateur.

OS X

Sur Mac, le procédé est similaire. L’idée est de lier votre compte Apple à votre session utilisateur. Évidemment, je vous recommande d’utiliser l’authentification à 2 facteurs qui sécurisera efficacement l’accès.

De plus, penser à aller dans les réglages iCloud pour activer « Localiser mon Mac ». Avec cette technique, votre Mac pourra être localisé (via WiFi) et effacé à distance en cas de perte ou de vol.

Protéger l’accès à vos données

Votre session ne peut pas être ouverte : c’est déjà une bonne chose.

Malheureusement, un coup de tournevis permet d’accéder physiquement au disque dur qui pourra être lu depuis une autre machine.

Heureusement, des solutions intégrées permettent de chiffrer le disque dur et ainsi le rendre illisible.

Windows

Pour activer cette fonctionnalité sous Windows, il faut une Édition Professionnelle de Windows 8 ou Windows 10.

Cette fonctionnalité s’appelle BitLocker. Elle s’active en faisait un clique droit sur le disque à chiffrer.

Attention : si vous n’avez pas de matériel pour gérer le chiffrage, une alerte vous demandera de modifier la stratégie de protection des données. Pour cela, vous devrez passer par l’éditeur de stratégie du groupe locale (« Modifier la stratégie de groupe »).

OS X

Pour le Mac, allez dans « Préférences Système », puis « Sécurité et confidentialité ». Sélectionnez l’onglet « FileVault » : vous pourrez alors activer le chiffrement de vos données.

Sauvegarder localement

Un disque dur externe de 1 To coûte aujourd’hui moins de 100 € : ce serait dommage de s’en priver.

D’autant que les procédés présentés ont l’avantage de ne pas être contraignants : le processus de sauvegarde est automatisé.

Windows

Branchez votre disque dur externe.

Allez dans « Paramètres », puis « Mise à jour et sécurité ».

Ensuite, allez à la rubrique « Sauvegarde ».

Dès lors, il vous suffit de suivre la procédure en cliquant sur « Ajouter un lecteur ».

OS X

Branchez votre disque dur externe.

Automatiquement, il vous sera proposer de l’utiliser comme sauvegarde Time Machine.

Il vous suffit d’accepter pour que le processus soit automatique.

Sauvegarder à distance

Mieux vaut prévenir que guérir. Parfois, il est bon de stocker ses données à l’extérieur.

Plusieurs outils vont vous être présentés, selon l’usage.

les données sensibles

Souvent, on a plein de mots de passe et autres données sensibles (numéro de CB, etc) que l’on utilise régulièrement.

1Password permet de stocker tous ses mots de passe et autres données sensibles à un seul endroit. L’application chiffre très fortement les données et l’accès est protégé par un mot de passe, évidemment.

Cette application (payante) est disponible sur PC, Mac, Android et iOS.

Les documents

Plusieurs solutions existent pour stocker les documents.

Si vous utilisez Windows et, de surcroit, si vous avez un compte Office 365, optez plutôt pour OneDrive. Présent sur la majorité des plateforme, ce système s’intègre parfaitement dans la suite Office (sur PC, Mac, iOS et Android) et offre un bon rapport qualité / prix.

Si vous souhaitez une solutions plus performante et plus indépendante, DropBox reste un excellent choix.

Si vous préférez l’environnement Apple, iCloud peut aussi faire l’affaire.

Dans tous les cas, pensez à bien protéger l’accès à vos données en amont. Apple, Microsoft et DropBox proposent l’authentification à 2 facteurs. Protégez bien l’accès à vos données et vous n’aurez rien à craindre.

Les codes sources

Si vous êtes développeur, vous aurez certainement besoin de protéger et partager vos codes sources.

Je vous recommande GitHub, qui propose un hébergement sécurisé de vos codes sources (avec authentification à 2 facteurs encore une fois) dans un environnement optimal pour le travail en équipe(s).

Mettre à jour

Pensez à régulièrement mettre à jour votre système. La plupart des mises à jour comblent des failles de sécurité.

C’est un peu de temps à consacrer, mais si c’est fait régulièrement c’est relativement rapide.

Pour conclure

Comme vous pouvez le voir, il n’est pas forcément compliqué de sécuriser – a minima – son environnement de travail numérique.

Également, vous pouvez compléter cette démarche en sécurisant votre environnement mobile.

Un bon niveau de sécurité, des sauvegardes locales et des sauvegardes à distance : c’est protéger votre travail à hauteur de sa valeur. Pensez-y !