Astuce Android : récupérer son code source depuis Google Play

Attention : Utilisez cette technique uniquement avec vos propres applications. Prendre le code des autres, ce n’est pas bien.

Cas de figure

Vous êtes étourdi et avez égaré le code source de votre application Android : la mise à jour de votre application va être un travail long et fastidieux.

Heureusement, vos étourderies vous ont fait oublier de protéger le code source de votre application.

Google a pensé à tout : par défaut, le code généré n’est pas protégé. Et, si vous souhaitez réellement le protéger, il faut mettre la main à la poche et acheter les outils adéquats.

En 2 minutes de travail, et quelques heures de patience, vous allez pouvoir récupérer la majeure partie de votre travail.

On récupère d’abord le fichier APK

Récupérez d’abord le fichier APK de votre application.

Si la procédure vous semble compliquée, utiliser le site APK PURE qui vous permet de récupérer un APK sans avoir à vous identifier. (cette astuce est également valable pour gonfler artificiellement le nombre de vos téléchargements, ce qui fera plaisir à Google également)

Un fichier APK, c’est chouette. Mais on n’a pas le code source. C’est tout caché dedans.

Heureusement, il y a une app pour ça !

Dare dare

Un chouette outil, appelé Dare, permet d’analyser la sécurité de vos apps.

Et donc récupérer le code source ! (c’est une faille de sécurité normalement, mais – comme je l’ai entendu récemment – ça ne sert à rien de protéger un code source)

On télécharge l’outil ici : http://siis.cse.psu.edu/dare/

Encore une fois, n’utilisez pas cet outil pour récupérer le code source des applications dont vous n’êtes pas auteur. Ce n’est pas sympa. De toutes manières, vous en feriez quoi d’un code source ?

L’outil réside en une archive zip qui contient un exécutable.

Il suffit alors d’une ligne de commande :

./dare -c -e -p -b -d <output> <apk-file>

Et le tour est joué !

Vous vous rendez dans le répertoire cible et vous récupérez votre code source Java.

Google a pensé à tous les développeurs, y compris les plus étourdis !

Apple et Microsoft : le retour des titans

Les plus jeunes d’entre nous se souviennent de l’époque où Apple et Microsoft régnaient en maître dans l’univers de l’informatique.

Puis, l’informatique a évolué, avec l’arrivée d’Internet et des mobiles. De nouveaux acteurs ont émergé, dont Google, Facebook, Twitter, Linkedin et les autres géants du web.

Chacun a du adapter sa stratégie. Il y a d’abord eu une scission, puis des rapprochements, mais surtout d’importantes évolutions.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le socle historique : l’ordinateur

Les deux géants se sont lancé dans l’aventure informatique plus ou moins au même moment. Chacun présentant ses atouts.

Puis, petit à petit, les systèmes de chacun se sont réunis. Windows 10 a gagné en stabilité et en esthétisme. Microsoft a maintenant ses propres modèles de PC (Surface Book, cousin du MacBook).

Les 2 systèmes sont au coude à coude, leurs principales différences étant plus liées aux goûts de l’utilisateur qu’à une différence qualitative.

De son côté, l’autre géant – Google – n’a jamais réussi à convaincre. Que ce soit avec ses PC Android ou bien ses ChromeBook sous ChromeOS.

Aujourd’hui, un Mac peut disposer d’une suite Office à jour et de qualité. Le PC permet d’aller sur le web en toute sécurité. Chacun des acteurs majeurs a compensé ses faiblesses alors que Google s’entêtait avec sa suite bureautique en ligne qui fait pâle figure à côté des versions de bureau des suites iWork et Office. D’autant que ces deux suites bureautiques sont également disponibles en version connectée avec un niveau de qualité non négligeable.

Si Google reste historiquement le roi du web, la partie est mal engagée dans le domaine de l’ordinateur personnel.

Le cloud au quotidien

Alors que Google a avancé dans une expérience 100% connectée, mais faite de compromis faute d’intégration au système d’exploitation, Apple et Microsoft on su avancer vers des solutions cloud aujourd’hui bien abouties.

Côté Microsoft, on peut synchroniser ses données via One Drive, synchroniser ses informations en se connectant avec son compte en ligne sur son PC, télécharger la suite Office, travailler en ligne, etc. L’expérience en ligne Microsoft est aujourd’hui une réalité.

Côté Apple, tout est synchronisé via iCloud : données, contacts, sauvegardes, photos.

Sans parler de l’aspect sécurité, que l’un et l’autre ont su mettre en avant grâce à leurs systèmes respectifs.

Les appareils mobiles

Avec un discours marketing autour de l’open-source et grâce à la promesse du gratuit pour tous, Google a su inonder le marché du mobile grâce à son système Android. Les données utilisateurs et la publicité étant le gagne-pain de Google (comme tout entreprise, Google doit trouver du profit quelque-part), chacun y a trouvé son compte.

De son côté, Apple est resté sur un positionnement haut de gamme, préférant gagner de l’argent avec ses produits et services payants tout en garantissant la sécurité des informations personnelles.

Microsoft, de son côté, est arrivé tardivement sur ce marché, avec un positionnement similaire à celui d’Apple : privilégier produits et services plutôt que revenus publicitaires.

La TV

Toujours avec la même stratégie marketing, Google a inondé le marché de la TV avec Android TV et Chromecast. Deux produits permettant de profiter de services Google sur la TV.

Apple, de son côté, a produit et vendu (avec des bénéfices) l’Apple TV. Depuis 2015, le côté services s’est développé avec l’intégration d’un App Store dans l’Apple TV permettant de profiter d’applications et jeux.

Dans ce domaine, Microsoft a particulièrement bien réussi avec la XBox, qui permet de profiter de produits et services au sein d’une console de jeu qui fait également office de hub multimédia.

Les bracelets et montres connectés

Que ce soit le Band de Microsoft, les multiples modèles Android ou la Watch d’Apple, chacun tente d’investir ce marché émergeant, qui commencera probablement à décoller à partir de 2017, en suivant le cycle classique de l’adoption par les consommateurs.

Encore une fois, Microsoft et Apple ont choisi l’uniformité et l’intégration matériel – logiciel alors que Google préfère la diversification.

L’embarqué

Microsoft et Google ont chacun leur version de système pour le matériel embarqué, que ce soit Android ou Windows 10.

Ce type de matériel est bien loin du quotidien du grand public. Même si on peut voir l’importance pour les professionnels.

La réalité augmentée / réalité virtuelle

Microsoft a HoloLens, son casque fonctionnant sous Windows 10. Le casque Oculus est également supporté par Microsoft, notamment couplé à la XBox One.

En mettant à part le Cardboard, qui est un gadget multi-OS, Google travaille sur un casque de réalité virtuelle, probablement sous Android.

A l’instar d’Apple qui travaillerait sur la réalité augmentée. Probablement à partir d’une version dérivée de son système iOS.

La force de Microsoft et Apple

Microsoft possède quelques atouts majeurs qui les mettent aujourd’hui en position de leaders.

Un socle technique unifié et solide

Le système Google (Android) est présent un peu partout, dans de multiples versions, différentes selon l’air du temps et selon le constructeur. Sachant qu’il y a plusieurs dizaines de milliers de modèles Android, c’est un véritable calvaire de concevoir une application fonctionnelle. D’autant que le système n’est pas disponible sur PC.

A contrario, les systèmes Apple et Microsoft sont disponibles sur mobile, tablette, ordinateur, TV, montre/bracelet connecté(e) et sur le web.

En effet, Windows 10 est disponible sur toutes ces plateformes.

De son côté, même si les noms sont différents, le socle technique des applications Apple est le même, que ce soit sur OS X, iOS, tvOS ou watchOS.

A titre d’exemple, les différentes versions de la suite bureautique d’Apple ont 75 % du code en commun. Et Windows 10 permet le même type de prouesse.

Autant dire : c’est un atout de taille pour un éditeur de logiciel. D’autant que ces deux plateformes ne souffrent pas d’une disparité de versions. C’est la garantie que l’application développée fonctionne comme on l’a défini quelque soit l’appareil utilisé.

Sans parler du fait qu’on a plus de chance de générer du revenu sur ces plateformes, leurs utilisateurs étant naturellement enclin à payer les produits et services qu’ils utilisent.

Une expérience connectée ultime

Alors que Google est naturellement consigné au web et au mobile, l’expérience Microsoft / Apple peut se faire à tous les niveaux, que l’on soit connecté ou non.

On peut lancer le traitement de texte Word sur un mobile Windows 10 et continuer son travail sur PC.

A l’identique, on peut répondre aux SMS (ou prendre des appels) sur Mac, continuer un email, etc.

On peut lire une vidéo sans fil de son Mac / iPhone sur l’Apple TV. Et on peut jouer à sa XBox One sur son PC Windows 10.

On retrouve également les achats d’applications, films, et autres sur les différentes plateformes.

On s’identifie sur son PC avec le même compte Microsoft que celui du mobile ou de la XBox. Et on fait la même chose sur Mac, iPhone ou autre iDevice.

Pas besoin de télécharger un quelconque outil externe. Tout fonctionne en parfaite osmose avec le système d’exploitation.

Au delà d’être pratique, le cloud devient simple et naturel.

D’autant que les applications elle-même profitent de ces atouts. Les préférences et réglages de chaque application peuvent passer d’une plateforme à l’autre sans avoir à configurer ou tripatouiller quoi que ce soit.

En misant sur la qualité, Microsoft et Apple sont en train de se partager le futur marché de l’informatique, en se finançant majoritairement au travers de l’économie réelle : le consommateur achète produits et services.

La cohabitation des 2 géants

Alors que Google s’est isolé d’Apple en tentant de copier l’iPhone à sa sortie et s’est isolé de Microsoft en prônant haut et fort en être l’opposé, les 2 géants historiques ont su se rapprocher.

iCloud est plutôt bien intégré à Windows, la suite Office et les différents produits Microsoft (Skype, One Note, One Drive) ont trouvé leur place sur iOS et OS X grâce à une intégration de qualité.

De fait, les 2 plateformes ne sont pas exclusives et peuvent très bien se compléter. Un atout où chacun trouvera son compte.

La fin de Google ? Pas sur le web

Même si Google Apps est également progressivement effacé du milieu pro au profit de Microsoft Office 365, et même si beaucoup d’utilisateurs Android s’orientent maintenant vers Microsoft et Apple, Google reste leader dans son domaine de prédilection : le marketing web.

Tant que le web sera financé par la publicité, Google vivra très bien. Et, a priori, ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Apple, meilleur atout sur mobile

Morin Innovation a commencé le développement mobile fin 2008 sur Nokia puis sur iPhone 3GS. L’entreprise s’appelait alors Kaeli Soft. L’App Store ouvrait juste ses portes. Les délais de validation étaient de 2 mois.

Bref, Apple essuyait les plâtres.

Rapide historique

À cette époque, peu d’utilisateurs étaient équipés de smartphone. Investir dans un smartphone à 500 € semblait être une folie. L’ordinateur personnel faisait pareil et il avait un vrai clavier. Chacun utilisait son téléphone pour téléphoner et son ordinateur pour surfer.

En 2009-2010, j’ai rencontré mon premier vrai succès sur l’App Store pour un de mes clients : 1er sur l’App Store avec plusieurs milliers de téléchargements par jour. À l’époque, c’était énorme.

Au-delà du nom du client, ce qui faisait le succès d’une app était le respect des guidelines Apple. Car la société américaine, qui était encore vouée à l’échec pour les sceptiques les plus téméraires, faisait un travail essentiel pour les développeurs et designers.

En effet, c’était la première fois qu’une société expliquait comment concevoir une application pour qu’elle s’intègre parfaitement dans le matériel, le design du matériel, le design du système et au sein du système. Toute cette mise en musique était orchestré aussi bien au niveau design qu’au niveau technique. L’expérience utilisateur était centrale. Une richesse toujours inégalée aujourd’hui et toujours aussi fascinante.

La suite de l’aventure

Nouvel échec programmé d’Apple : l’iPad. Quelques millions sont tout de même partis.

Le pari était encore plus audacieux qu’avec l’iPhone. En termes d’ergonomie et d’usage, les codes étaient vraiment cassés. La technologie pouvait enfin servir correctement l’homme.

Car c’est bien là-dessus qu’est basé toute la conception de chez Apple. Une technologie doit être vraiment mature avant d’être sur le marché.

L’arrivée des concurrents

Android

Le premier Android est sorti avec un concept génial : une copie de l’interface d’Apple, gérée avec un clavier comme sur Nokia. Un mélange des genres surprenant. Reposant sur la technologie Java du Blackberry et un système Linux probablement pour la facilité d’adaptation.

Google a donc ensuite racheté le smartphone « Frankenstein » pour en faire une copie plus conforme, avec une interface tactile.

En proposant des smartphones à prix cassé en contre-partie de quelques infos personnelles prises ici et là (rien n’est gratuit) et en utilisant une image de rebelle (notre système est ouvert, etc), Google a réussi à s’octroyer la moitié des parts de marché, puis a dépassé Apple sur les ventes. La force du low-cost.

Windows

Après quelques versions assez peu stables du système et après avoir racheté la section mobile de Nokia, Microsoft a réussi à mettre au point un smartphone assez correct avec son Windows Phone 8.

L’ergonomie est unique, basée sur un système de tuiles. Tout en restant assez cohérent au niveau de l’éco-système.

Avec finalement assez peu de parts de marché, Microsoft réussit à rester dans la course tout en restant respectueux des utilisateurs, aussi bien en termes d’expérience utilisateur que de confidentialité, ce qui est tout à son honneur.

Le monde mobile aujourd’hui

Les technologies deviennent convergentes :

  • le web est uniformisé et adapté aux terminaux mobiles
  • les interfaces des applications sont de plus en plus adaptées
  • les applications peuvent maintenant passer du smartphone à l’ordinateur ou la tablette instantanément
  • les réseaux terrestres et mobiles sont de plus en plus performants (Fibre, 4G)
  • les appareils sont très performants
  • les appareils connectés (montres, etc) sont de plus en plus répandus grâce aux évolutions technologiques
  • les assistants virtuels sont disponibles sur les 3 plateformes majeurs (Siri, Now et Cortana)
  • la mobilité fait partie du quotidien.

Google

L’univers Google s’est enrichi en gardant une diversité pesante, chaque constructeur faisant lui-même sa petite cuisine.

On trouve donc des smartphones Android un peu partout, des montres connectées, des TV intégrant Android, des Chromecast, des tablettes Android. Des Android partout, en pagaille.

Un système toujours aussi décousu, qui cherche une certaine uniformité dans son design malgré tout grâce à quelques recommandations faites aux développeurs et designers. Mais, objectivement, c’est un peu compliqué vu la diversité des terminaux.

Des terminaux vendus une centaine d’euros, déjà dépassés à leur sortie et ne pouvant que rarement évoluer. C’est une tromperie pour l’utilisateur qui doit remettre la main à la poche pour rester « presque » dans la course. A moins de vraiment acheter du haut de gamme.

Google excelle sur le web et les innovations « geeks ». Pour le reste, ils ne sont clairement pas à leur place.

Apple

Bien qu’en deuxième position sur le volume, la société californienne reste la plus grosse entreprise du monde.

Les applications sont globalement de bonne qualité et vieillissent bien. Les appareils ne subissent pas l’obsolescence programmée : l’iPhone 4S sorti en 2011 vient de recevoir il y a quelques jours une mise à jour lui permettant d’être non seulement utilisable avec les dernières applications mais également de gagner en performances. On appelle ça un bon investissement.

Les utilisateurs sont majoritairement fidèles à la marque. D’ailleurs, une bonne partie de ceux qui étaient partis sur Android reviennent chez Apple. C’est significatif.

L’iPad continue de ravir ceux qui veulent un écran confortable sans avoir à prendre un appareil utilisé généralement pour le travail.

Le Mac vieillit bien aussi et continue d’évoluer.

La Watch arrive sur un nouveau marché. Elle se positionne en leader absolu, avec plusieurs millions de ventes. Ce qui est plutôt bon pour un produit encore très récent, que les utilisateurs ont encore du mal à s’approprier. Et pourtant, tellement utile au quotidien, quand on ne veut pas sortir son smartphone devant l’assemblée (discrétion oblige), quand on veut exécuter une action facile et rapide (répondre à un SMS, noter un RDV via Siri, répondre sur Skype, confirmer un rappel etc) ou bien si on veut un suivi sport / santé de qualité avec des capteurs plutôt fiables.

L’autre technologie qui renait de ses cendres est l’Apple TV. Ce produit a toujours été un hobby chez Apple. Sauf depuis la dernière version, qui intègre un App Store.

Tous ces appareils fonctionnent de concert : les SMS sont reçus et émis sur l’iPhone, la Watch ou le Mac ; une vidéo – Youtube ou autre – peut être lue sur Mac, iPhone ou Apple TV en toute continuité ; un appel peut être reçu sur le Mac et continuer ensuite sur iPhone sans couper la communication ; on peut répondre à un appel sur iPad ; les documents passent en bluetooth d’un appareil à l’autre sans soucis.

L’écosystème est complet tout en ayant une expérience et une ergonomie cohérente. Un utilisateur d’iPhone n’aura pas à apprendre à utiliser un iPad ou une Watch. C’est naturel.

Microsoft

Le concurrent historique d’Apple a fait un gros travail avec Windows 10. Cette technologie se retrouve sur PC, mais aussi sur XBox One, sur smartphone, sur tablette, sur Raspberry Pi 2, etc. L’expérience utilisateur a été enrichie et est cohérente.

Microsoft conçoit maintenant son propre matériel. On connaissait la tablette Surface, le bracelet Band et la console XBox. On a maintenant le SurfaceBook (concurrent du Macbook) et – a priori – prochainement un « SurfacePhone ». Sans oublier la technologie hologrammes (réalité augmentée diront certains) avec Hololens, fonctionnant également avec Windows 10.

Microsoft pourrait donc surprendre fin 2016 – début 2017.

Et pour les applications ?

Une récente étude a montré qu’il y avait deux fois plus de téléchargements sur Google Play (Android, Google) que sur l’App Store (iOS, Apple). Cette même étude a également montré que les revenus sur App Store était quasiment deux fois supérieurs à ceux de Google Play.

La conclusion est que les utilisateurs Android ne considèrent pas les applications comme un véritable outil, nécessitant d’être acheté comme tout produit. Ce qui peut se comprendre : quand on choisit le low-cost, acheter une application 1 ou 2 € peut être un budget. Et on sait bien que graphiste ou développeur, ce ne sont pas des vrais métiers : pas besoin de rémunérer ces gens. C’est aussi pour ça que les applications gratuites contiennent des pubs : c’est un financement sur la vie privée des utilisateurs. Mais, malgré tout, a priori ça ne suffit pas. D’où la qualité souvent inférieure.

Côté conception, une application de qualité équivalente à une application iOS sur Android coûte généralement au moins deux fois plus cher du fait de la diversité des appareils et l’aspect un peu « bricolé » des outils de développement. Sans garantir une expérience optimale.

Si cette application est réalisée par une agence, soit elle vous facture deux fois plus, soit elle se serre la ceinture, soit elle fait quelque-chose de moindre qualité.

Exception faite pour les jeux vidéos : les technologies comme Unity permettent d’utiliser un même code pour plusieurs plateformes. Etant donné que l’intégration au système n’est pas la priorité pour un jeu vidéo, c’est plutôt légitime.

A contrario, iOS continue tranquillement sa progression. Les optimisations techniques permettent de garder les appareils de plus en plus longtemps dans la course. Surtout depuis qu’Apple conçoit ses propres puces. L’ergonomie s’affine de plus en plus. La convergence des technologies est au rendez-vous. La Watch se démocratise petit à petit du fait des bons retours : il lui manque juste les applications la rendant indispensable. Il n’y a cependant aucun empressement côté Apple : la technologie doit avant tout être maîtrisée et comprise par les concepteurs, à l’instar de ce que l’iPhone a vécu avant sa démocratisation. Une petite mise en garde sur les technologies web : Apple est encore dans la course, mais des améliorations de son navigateur seraient un plus.

Côté Microsoft, le succès de Windows 10 sur PC est au RDV. C’est un excellent produit. Les outils de conception sont cohérents, à l’instar de ce que propose Apple. L’expérience utilisateur n’est pas aussi centrale, mais elle est prise en considération. Windows 10 se met doucement en place. Office 365 rafle la mise un peu partout avec un excellent produit.

Quoi de neuf pour le futur ?

Ceci est une prédiction hasardeuse, à prendre avec des pincettes.

Google va continuer de vendre ses appareils low-cost sans pour autant réussir à uniformiser l’expérience : c’est mécanique. Son côté société « geek » va se renforcer, au détriment du commun des mortels. Mais au bénéfice des technophiles.

Apple va continuer d’évoluer sereinement. Ses systèmes (iOS, watchOS, tvOS, OS X) sont plutôt stables et performants. On pourrait bien voir un enrichissement de l’expérience utilisant les technologies actuelles les plus récentes, notamment 3D Touch.

Microsoft peut se démarquer auprès d’un public professionnel exigeant, notamment grâce à son offre Office 365 qui mets en musique toutes les plateformes, y compris les plateformes concurrentes (Mac, iOS, Android).

On va encore bien s’amuser en 2016 !

Un point sur les parts de marchés des smartphones

Un marché n’est jamais réellement figé mais donne une tendance.

Android en net recul

Google n’a plus vraiment le monopole du low-cost, notamment avec le déploiement massif des smartphones Lumia, à moins de 100 €, qui supporteront la mise à Windows 10.

Le géant du web doit se refaire une santé s’il veut rester leader. Il représente malgré tout 70 % des ventes de smartphone. Un peu moins pour les applications mobiles.

Ceci est également dû au fait que, malgré l’évolution de son système, Android dispose d’un écosystème très diversifié, avec d’anciennes versions du système toujours présentes. La conséquence : les développeurs ne peuvent pas intégrer les nouvelles fonctionnalités au sein de leurs applications, face au risque de perdre de grosses parts de marché rapidement.

IOS est stable

Apple a probablement récupéré quelques parts de marchés qu’elle avait perdu il y a quelques années. Mais cela reste encore une évolution assez peu significative.

Les parts de marché au niveau des ventes restent entre 15 et 20 %, un peu plus en termes de distribution d’applications mobiles.

Windows en forte progression

Alors qu’il était encore à 5 % des parts de marchés l’an dernier, le système de Microsoft profite de la mise en avant du low cost. Les smartphones Windows se sont vendus au point de représenter aujourd’hui quasiment 15 % du parc. Un chiffre en progression constante.

Cette progression pourrait s’accentuer en fin d’année avec l’arrivée des fêtes et la sortie, en parallèle, de Windows 10 mobile. La mise à jour concernera la majorité des appareils disponibles sur le marché.

Tendance

Ceci n’est qu’une estimation, le marché peut changer à la sortie d’un appareil qui change la donne.

Mais la tendance générale est la suivante :

  • recul des smartphones Android
  • progression légère pour iOS
  • forte progression pour Windows.

Il se peut que Google tombe rapidement, en 2016, à 60 % des parts de marché. Suivi de iOS, qui serait autour de 20%. Et Windows, qui pourrait progresser jusqu’à 20 %.

En termes de parts de marché des applications mobiles, Android pourrait bien tomber à 45 %, au profit de iOS (35%) et Windows (30%).

Cette tendance est d’autant plus probable que le système d’applications universelles Windows 10 permettra de disposer d’une même application pour l’ordinateur, la tablette, le smartphone et/ou même la XBox One.

L’actuel succès de Windows 10 sur les ordinateurs confirme cette tendance.

En parallèle, les leaders historiques (Android et iOS) sont face à une certaine stagnation.

Encore une fois, rien n’est joué : un nouveau produit ou une nouvelle fonctionnalité chez Google et/ou Apple peut tout à fait retourner la situation. Cependant, rien ne va en ce sens aujourd’hui.

Cette tendance s’est confirmée sur les statistiques observées sur les applications iOS, Android et Windows conçues par Morin Innovation. 

L’année 2016 s’annonce riche en rebondissements. Et c’est tant mieux.

Projet AMP : pour un web mobile plus rapide

Le projet AMP (AMP = Accelerated Mobile Pages) est un projet open-source à l’initiative de Google.

Cette initiative est venue des éditeurs de contenu (les journaux, les blogs) et des éditeurs technologiques (Twitter, LinkedIn, etc) afin d’accélérer le chargement du contenu sur mobile.

Quel intérêt ?

Une page de contenu se chargerait entre 15 % et 85 % plus rapidement sur un mobile.

C’est donc un confort de lecture optimal pour tout ce qui touche au contenu rédactionnel.

Comment ça fonctionne ?

Pour faire simple :

  • un framework Javascript simplifié optimisant le chargement du contenu
  • très peu de Javascript
  • du HTML amélioré avec une syntaxe allégée
  • du CSS minimal pour un rendu personnalisé
  • des composants optimisés clés en main (amp-video, amp-img, amp-twitter, amp-lightbox, amp-ad, etc)

Quelle est la date de disponibilité ?

Le projet est accessible en open-source sur GitHub depuis le 7 octobre 2015.

Il va ainsi évoluer avec les avancement de la communauté de sorte à pouvoir progressivement définir des spécifications précises.

Les principaux contributeurs

Côté éditeurs, parmi les plus connus :

  • BBC
  • BuzzFeed
  • The Economist
  • Financial Time
  • El Pais
  • The Guardian
  • Les Echos
  • The Huffington Post
  • The New York Times
  • Time
  • The Wall Street Journal
  • The Washington Post
  • Mashable

Pour ce qui est des partenaires technologiques :

  • Google
  • Adobe Analytics
  • LinkedIn
  • Twitter
  • Pinterest
  • WordPress.com