Le futur du web se dessine aujourd’hui

Avec l’arrivée de Windows 10, mise à jour gratuite pour les utilisateurs des versions 7, 8 et 8.1, Microsoft a réussi à se réconcilier avec le web.

Notamment grâce à l’intégration de son navigateur Edge, remplaçant Internet Explorer, qui reste malgré tout disponible « au cas où ».

Et cela pourrait bien être une nouvelle révolution de l’internet moderne.

Internet Explorer et les autres

Dans la famille des navigateurs web, on a souvent distingué Internet Explorer des autres navigateurs. En effet, ce dernier a longtemps été le mauvais élève.

Mal sécurisé, peu performant, ne respectant pas les standards et étant en retard sur les fonctionnalités, le navigateur de Microsoft est la bête noire des concepteurs de sites et applications web.

Pour ne rien arrangé, il est le seul – avec Safari – à ne pas se mettre à jour automatiquement.

A contrario, les autres principaux navigateurs web (Chrome, Firefox, Safari, Opera) sont à la pointe des technologies modernes.

Mais les choses changent.

Windows 10 et Microsoft Edge

Windows 10, dont l’objectif d’adoption pour Microsoft est de 1 milliards d’appareils (ordinateurs, tablettes, smartphones, XBox One, Hololens, IoT) d’ici 2 à 3 ans, va bien évidemment apporter sa pierre à l’édifice.

Sorti il y a moins d’un mois, le nouveau système de Microsoft a déjà dépassé les 50 millions d’utilisateurs.

S’il intègre Internet Explorer pour la compatibilité, le coeur de Windows 10 est son nouveau navigateur web Microsoft Edge.

Au delà d’intégrer les standards les plus récents du web en se hissant quasiment au même niveau que ses concurrents, Edge a réussi à améliorer ses performances en devenant le plus rapide pour naviguer sur Windows. Egalement, le nouveau né de Microsoft se met à jour automatiquement. Ce qui garantit une évolution permanente. Sa sécurité et sa stabilité n’ont également rien à voir avec ce que son ancêtre proposait. Et, cerise sur le gâteau, il fonctionne également sur les autres plateformes de Microsoft, ce qui signifie les tablettes, les smartphones et – a priori – la XBox One.

Du bonheur pour les concepteurs de solutions web.

Internet Explorer : suite et fin (surtout fin)

Si Internet Explorer représente encore autour de 15 % des navigateurs, ses plus anciennes versions (8 , 9 et 10) ne représentent que 5-6 % de l’ensemble. Et encore, les chiffres datent de début 2015.

Le premier coup de massue a été l’annonce le 8 avril 2014 de la fin du support de Windows XP, et par extension Internet Explorer 8. En gros, si vous utilisez Windows XP aujourd’hui, votre ordinateur est une porte ouverte sans limites aux virus et autres failles de sécurité. En même temps, Windows XP date de 2001, soit quasiment 15 ans !

Windows Vista n’a pas vraiment marché. D’où la faible part de marché de Internet Explorer 9 (environ 2-3 %). Ce qui amène à Windows 7, une réussite par rapport à son prédécesseur, qui est arrivé avec Internet Explorer 10 (PdM de 1 %) rapidement remplacé par son successeur Internet Explorer 11, disponible sur Windows 7, 8 et 10.

Sachant que la dernière version du navigateur Internet Explorer est la moins pire, et que chaque utilisateur d’Internet Explorer 11 pourra migrer gratuitement vers Edge, l’avenir du web est plutôt prometteur !

En effet, il y a fort à parier que d’ici quelques mois les parts de marché déjà faibles de Internet Explorer 8, 9 et 10 (5-6 %) vont bientôt passer sous la barre fatidique des 5 %.

D’autant que bon nombre d’utilisateurs des anciennes versions de Windows ont tendance à utiliser Chrome et Firefox. Une tendance qui s’est accélérée en 2015.

De nouveaux horizons

Alors que la chute des navigateurs obsolètes n’est qu’une questions de mois, le monde du web est en pleine effervescence.

De nombreuses technologies encore inexploitées vont enfin pouvoir montrer tout leur potentiel.

Des outils pour les développeurs plus modernes

Le célèbre framework Javascript JQuery dans sa version 2 est compatible uniquement avec Internet Explorer 9 et supérieurs. Ce qui lui permet d’être plus léger et plus performant tout en ayant capacité à réaliser plus de choses.

Le framework CSS / Javascript de Twitter Bootstrap sera compatible uniquement avec Internet Explorer 9 et supérieurs dans sa version 4.

Le framework de conception d’applications web AngularJS n’est actuellement compatible qu’avec Internet Explorer 9 et supérieurs dans sa version 1.3.  Alors que pour la version 2 (sortie fin 2015) il n’est compatible qu’avec Internet Explorer 11 et supérieurs !

Des visuels plus beaux et plus légers avec le SVG

Jusqu’à récemment encore, les graphistes faisaient de magnifiques maquettes de sites dans Illustrator. Avec de belles courbes bien lisses, de beaux dégradés bien réguliers. Et le tout était massacré par la transformation en images PNG ou JPEG qui pixellisent et dégradent ce si beau travail.

Cette époque est révolue ! Grâce au SVG, nous pouvons afficher de beaux visuels vectoriels, lisses, propres, sur lesquels on peut zoomer à l’infini sans voir le moindre pixel.

Et, cerise sur le gâteau, on peut animer tout ça.

De la 3D et du jeu vidéo grâce au WebGL

Le WebGL permet d’exploiter des technologies similaires à celles du jeu vidéo, avec des performances très proches, le tout directement dans le navigateur web.

Plus besoin de plugins ou autres artifices. Les jeux Facebook, les jeux en ligne, les démonstrations de produits, les visites virtuelles.

Tout un monde s’ouvre à vous.

Des animations sans Flash

Alors que Flash est devenu complètement obsolète, il restait malgré tout jusqu’ici la meilleure solution pour animer le contenu.

Grâce aux animations CSS, SVG et autres technologies, les sites internet seront (encore plus) animés sans avoir besoin d’utiliser un plugin.

Du contenu accessible sans connexion

Le web nouveau intègre des technologies permettant de conserver tout ou partie des applications web, même hors connexion. La synchronisation se fait au retour de l’accès à Internet.

Et plein d’autres choses

Le streaming audio et vidéo, la vidéo-conférence, l’accès aux fonctionnalités intégrées au matériel, l’amélioration des performances.

Les exemples sont nombreux et divers. Ce qui est sûr : l’avenir du web est prometteur.

La mince frontière entre le site et l’application

Il y a encore peu de temps, utiliser des technologies web dans une application mobile était une hérésie. Le manque de compatibilité et les faibles performances rendaient la chose impossible à gérer correctement.

Mais, petit à petit, la situation change.

Les technologies web deviennent performantes.  On peut accéder en toute sécurité à de plus en plus de fonctionnalités sans être connecté.

Et, avec l’arrivée de Windows 10, Microsoft semble déterminé à faciliter la conception d’applications Windows (toutes plateformes) directement avec HTML, Javascript et CSS. Notamment grâce à Angular 2 qui facilite le travail du développeur.

Par exemple, un site téléchargé sous forme d’une application web installée pourra intégrer l’assistant virtuel Cortana en quelques lignes de code. (par exemple, on pourrait dicter « Allociné, quelles sont les films à l’affiche à Niort ? » ou « Courrier de l’Ouest, quelles sont les actualités de Niort ? ».

Ces technologies seront également intégrées, sur toutes les plateformes (Windows, Mac, iOS, Android), à la suite Office. Ce qui permettra d’interagir directement avec les outils professionnels sans avoir à quitter Word, Excel ou autre. Tout sera intégré.

Même si une application web n’aura jamais les qualités d’une application native, par essence, son utilisation dans un environnement productif devient envisageable. Et ça, c’est une petite révolution.

Une évolution des métiers du numérique

La mécanique de l’expérience utilisateur passera du serveur au client (le navigateur web), ce qui changera en profondeur les métiers des développeurs (qui devront se soucier de l’ergonomie), des designers (qui devront se soucier du code) et des professionnels du numérique de manière générale.

L’usage du cloud et des services web va devenir un élément prépondérant. Si ces technologies pouvaient encore être marginales jusqu’à aujourd’hui, ce pont entre les plateformes pourrait bien devenir prochainement la pierre angulaire du web.

Dans cette logique multiplateformes, interconnectée et intégrée, l’usage des micro-services devient une évidence. Nous ne faisons plus de grosses machines, mais des services minimaux qui sont efficaces et performants.

L’assemblage de la solution se passe du côté du client (application web, application mobile, jeu vidéo) et non plus du côté du serveur.

Au delà de la logique de performances, de qualité, de sécurité et de simplicité, c’est une logique d’usage intelligent des ressources qui se met en place. L’utilisation des machines devient plus raisonnée, limitée à ce qui est réellement nécessaire, tout en offrant une souplesse très confortable.

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